24Mai10
Français
|
GT Open - Imola - Course |
|
Une mauvaise comédie à l’italienne…Disputée sur l’autodrome Dino & Enzo Ferrari, la troisième manche du Championnat GT Open International n’a pas été des plus favorables aux Porsche. En particulier à celle du Team IMSA Performance Matmut. La voiture aux couleurs de la Matmut, meilleure représentante de la marque allemande dans ce championnat depuis le début de la saison, entendait bien donner la réplique aux Ferrari sur le circuit d’Emilie Romagne. Malheureusement, l’air du pays a plutôt souri aux GT italiennes et malgré un niveau de performance tout à fait respectable de la part des Porsche. « Il n’y a qu’aux essais qualificatifs où nous avons du mal à lutter » s’interroge Patrick Pilet. « Autant en course nous arrivons facilement à rivaliser avec les Ferrari, autant lors des qualifications il nous est difficile de prendre l’ascendant sur elle. Si ce n’était que sur un seul tour, je comprendrai à la rigueur qu’il s’agisse d’une meilleure exploitation du pneumatique, mais en réalité, c’est pareil sur cinq tours d’affilée. Nous n’arrivons pas à les devancer. Nous n’avons pas d’explication à cela. »
C’est ainsi que lors des qualifications, Raymond obtenait une place en 5ème ligne au terme de sa séance tandis que Patrick, lui, s’octroyait le 3ème chrono dans son groupe. Plus important que ces deux données : le comportement de la voiture. « Nous n’avons aucunement à nous plaindre de la voiture. Nous avons retrouvé un excellent équilibre et elle s’avère très confortable à piloter » déclarait Raymond à l’approche de la première course. Volontairement prudent au départ de cette première manche du week-end compte tenu de la dangerosité de la première chicane (située dans l’ex-courbe de Tamburello), le pilote Normand concédait deux places qui le réléguait derrière plusieurs voitures de la catégorie GTS, lesquelles s’avéraient très compliquées à doubler. Une situation qui lui faisait perdre le contact avec les leaders, son retard avoisinnant la demi-minute. Après un changement de pilote réglementairement prolongé de trente secondes, Patrick continuait le travail entamé par Raymond et remontait jsqu’en 4ème position. « Sept ou huit tours avant la fin, j’ai fait un petit plat sur l’un des pneus. J’ai donc dû lever. Malgré ça, nous étions les plus rapides en fin de course, mais je n’ai pas cherché à reprendre la 3ème place dans la mesure où celle-ci ne nous arrangeait pas forcément par rapport à la perte de lest et aux points gagnés. Cette rapiditié en fin de course n’a fait qu’attiser ma curiosité par rapport à notre niveau de performance en qualif. C’est une vraie énigme » déclare Patrick Pilet. Pour la seconde course, la choses s’engageaient de manière plutôt curieuses puisqu’après un très impressionnant carambolage au départ, la course était arrêtée au drapeau rouge. La course mais pas le chronomètre puisque les vingt minutes de neutralisation étaient décomptées du temps de course ! C’est ainsi que peu après le restart, la fenêtre des changements de pilotes s’ouvrait déjà ! « Ca a profondément changé la donne » explique Patrick, « les pilotes A qui avaient pris le départ ont passé beaucoup moins de temps en piste que prévu, empêchant ainsi de creuser l’écart. Je suis arrivé aux stands en tête, mais vu la très faible avance que j’avais pu prendre, nous n’avons repris la piste qu’en 4ème position. » Ce fait de course malheureux allait hélas en précéder un second. En effet, quelques tours après avoir pris le volant, Raymond était contraint de repasser à nouveau par les stands, suite à une crevaison, conséquence peut-être d’une friction inopinée avec la Ferrari de Gianmaria peu après le restart. Avec ce nouveau retard pris, la Porsche 997 GT3 RSR #16 coupait finalement la ligne d’arrivée en 12ème position, privant ainsi l’équipe IMSA Performance d’une 4ème place et des points qui allaient avec. Désormais 3ème du classement général, à 34 points de Barba-Kaffer, Raymond Narac et Patrick Pilet sont bien sûr loin d’avoir renoncé à l’objectif majeur. En attendant la reprise du GT Open, toute l’équipe IMSA Performance Matmut va se concentrer sur un objectif de taille cette saison : les 24 Heures du Mans, dont le coup d’envoi sera donné le dimanche 6 juin lors du pesage. Raymond Narac, Patrick Pilet, Franck Rava et toute l’équipe IMSA Performance Matmut adressent également à Marcel Tiemann, accidenté au départ de la 2ème course ce week-end, ses meilleurs vœux de prompt rétablissement. | ||
|
| ||
19Mai10
Français
|
GT Open - Imola - Présentation |
|
Au royaume de Ferrari, la Porsche IMSA Performance Matmut sera-t-elle reine ?A cette question, Raymond Narac et Patrick Pilet espèrent bien pouvoir répondre par l’affirmative ce week-end. Sur le circuit Dino et Enzo Ferrari, jadis fief des supporters de la marque italienne en Formule 1, les concurrents du GT Open International se donneront rendez-vous pour le 3ème round de la saison. Une antre riche en histoire et que le team IMSA Performance Matmut avait découverte positivement l’an dernier puisqu’elle y avait décroché une 2ème place.
Cette semaine, en Italie, Raymond Narac et Patrick Pilet iront chercher plus qu’une deuxième place dans l’unique but de poursuivre la remontée au classement entamée au Nürburgring. Malgré les 30 secondes handicap avec lesquelles ils devront composer samedi lors de la première course du week-end, la victoire n’est pas hors de portée. « Il est certain que ce sera beaucoup plus compliqué mais avec une voiture parfaitement équilibrée et une très bonne qualif qui nous permettrait de nous mettre rapidement devant, il y aura peut être une possibilité d’y parvenir » juge Raymond Narac, « mais attention, nos adversaires directs, Kaffer et Barba (70 points, contre 54 pour les pilotes IMSA), partiront avec le même handicap que nous. Donc il faut s’attendre à ce que nous les retrouvions en piste. » Sur ce circuit généralement très exigeant pour les moteurs, la Porsche 997 GT3 RSR devrait être à l’aise. « Les différentes chicanes et les virages lents sont suivis de portions assez rapides » explique Patrick Pilet, « les nombreuses relances nécessitent donc un excellent moteur. Dans ce domaine, la Porsche est très performante. C’est également un circuit où il faut souvent escalader les bordures pour faire un temps. Pas d’inquiétude non plus sur ce plan là. Ce que je souhaite avant tout c’est que nous reprenions un maximum de points ce week-end pour nous rapprocher de la première place et effacer ainsi le retard pris à Valencia. Il faudra jouer intelligemment et choisir la meilleure stratégie pour y parvenir. Si nous rentrons dimanche soir en ayant atteint cet objectif, nous aurons toutes les raisons d’être satisfait avant de nous concentrer sur les 24 Heures du Mans. » Pour en juger, rendez-vous samedi et dimanche sur Motors TV pour suivre en direct les deux courses du week-end. | ||
|
| ||
10Mai10
Français
|
Le Mans Series - Spa - Course |
|
Raymond Narac et Patrick Pilet ressortent honorablement du carnage de SpaAppréciée mais aussi redoutée de tous les pilotes, la piste de Spa-Francorchamps accueillait ce week-end les concurrents de la Le Mans Series. Sur le toboggan des Ardennes belges, l’équipe IMSA Performance Matmut avait rendez-vous avec tout le gratin européen de l’endurance, notamment les deux équipes qui brigueront la victoire absolue aux prochaines 24 Heures du Mans : Peugeot et Audi. Une étape importante même s’il ne s’agira pas de la dernière répétition pour l’équipe Normande, qui aura encore une épreuve à disputer d’ici la grande classique sarthoise, à Imola dans le cadre du Championnat GT Open International.
Pour ce deuxième rendez-vous de la Le Mans Series, Patrick Pilet et Raymond Narac connaissaient quelques tracas à l’occasion des essais. En effet, un souci localisé au niveau du différentiel perturbait passablement le travail de mise au poins traditionnel du vendredi. Une fois le problème identifié et résolu, les deux pilotes IMSA attaquaient la deuxième journée d’entraînement sur de bien meilleures bases, ce qui leur permettait d’ailleurs de réaliser un très encourageant 3ème temps le samedi matin lors de la dernière séance libre. En qualification, Patrick tablait raisonnablement sur une place en première ou tout au plus deuxième ligne, mais c’était sans compter sur la mauvaise volonté de Jaime Melo Jr à bien vouloir s’écarter de la trajectoire dans son tour de décélération. Une gêne qui coûtait une bonne demi-seconde à Patrick et qui reléguait la Porsche #76 en 8ème position du GT2 sur la grille de départ. A l’heure du départ, dimanche, la pluie s’invitait timidement au-dessus des Ardennes. Le petit crachin n’avait rien d’extraordinaire et ne justifiait pas que les pilotes s’élancent en pneus sculptés. Pourtant, dès le tour de formation, l’adhérence de la piste montrait rapidement ses limites et plusieurs pilotes se faisaient piéger, y compris chez Peugeot et chez Audi en tête de la course ! Patrick Pilet se laissait lui aussi piéger au premier virage et partait en tête-à-queue au moment où les 49 voitures s’élançaient. « Etonnamment, la voiture est partie à l’équerre mais du côté opposé auquel elle aurait dû, ce qui me fait dire que ce n’est pas forcément l’humidité qui m’a fait glisser. Certains penchent plutôt pour une petite poussette d’un autre concurrent, mais après avoir examiné la voiture, nous n’avons rien remarqué d’anormal à l’arrière et puis je n’ai rien senti en ce qui me concerne » s’interroge Patrick Pilet. Peu importe, ce départ chaotique voyait le pilote gersois basculer en queue de peloton. Mais la course était rapidement neutralisée, suite à un nouvel accident en haut du raidillon. Après cette première neutralisation, tandis que la bruine s’arrêtait, Patrick entamait une belle remontée dès le restart malgré quatre jolis « plats » sur ses pneumatiques entraînant de grosses vibrations sur la voiture. « Il n’était pas question de rentrer au stand et perdre du temps. J’ai préféré piloter comme ça car ça n’altérait pas les performances de la voiture » précise Patrick. Appliqué, le pilote officiel Porsche remontait petit à petit et se hissait jusqu’en 2ème position avant de passer le témoin à son équipier. C’est alors que le cap de la mi-course s’approchait qu’un évènement pour le moins étonnant allait entraîner une neutralisation totale de la course : suite à une panne électrique générale, le directeur de course n’avait d’autre choix que d’immobiliser toutes les voitures au drapeau rouge ! C’est précisément là que se jouait la course pour le Team IMSA Performance Matmut. « Ils ont bloqué le peloton à partir de certaines voitures. Les autres, qui se situaient devant, on donc pu faire un tour de plus. C’est ainsi que nous avons perdu un tour sur les leaders ! Il y avait une certaine confusion. Certaines équipes en ont même profité pour réparer leur voiture, ce qui en a étonné plus d’un » explique Raymond, qui était alors installé dans la voiture. Dès lors, avec trois heures de course restantes, difficile d’espèrer remonter ce handicap sans un coup de pouce du destin. Après une grosse demi-heure de neutralisation, la course reprenait ses droits. Raymond puis Patrick, survoltés, accomplissaient une magnifique fin de course sur la base d’une stratégie de course assez agressive, notamment au niveau des changements de pneumatiques. La pluie faisait même son retour discrètement au cours du dernier quart d’heure. « On savait que Spa serait l’un des rendez-vous les plus durs de la saison pour nous. On s’en est pas trop mal sorti compte tenu de ce qui s’est passé à la neutralisation. Nous terminons dans le top cinq, ce qui nous permet d’inscrire des points non négligeables et de se placer en 4ème position au championnat. Le bilan est correct. C’est dommage qu’il n’ait pas plu un peu plus longtemps car sur piste humide, j’arrivais à reprendre trois ou quatre secondes au tour et quand je vois que nous terminons à dix secondes du 2ème, c’est un peu rageant. C’est ainsi. La Porsche a encore démontré sa compétitivité tout au long du week-end et c’est un point très positif à l’approche des 24 Heures du Mans. Le grand rendez-vous n’est plus que dans un mois quasiment et c’est très rassurant de savoir que la voiture marche bien avant cette échéance très importante » explique Patrick Pilet. « On ne cessera jamais de le répéter, mais vu le niveau cette saison, cette 5ème place n’est pas un mauvais résultat en soi » déclare pour sa part Raymond Narac. « Je ne sais pas si cette progression soudaine des BMW se confirmera mais la bataille est tellement serrée que les places sur le podium sont devenues très, très chères. L’équipe a fait du très bon travail ce week-end et vu ce qui m’est déjà arrivé à deux reprises sur ce circuit et vu le carnage que l’on a vu dans cette course aujourd’hui, je crois même que l’on peut s’estimer satisfait. » | ||
|
| ||
08Mai10
Français
|
Le Mans Series - Spa - Qualifications |
|
La Porsche IMSA Performance Matmut à la recherche du bon set-upAprès le coup d’envoi de la Le Mans Series en France avec les 8 Heures du Castellet, les protagonistes de la Le Mans Series se retrouvent pour ce second affrontement, sur le mythique et très sélectif circuit belge de SPA Francorchamps situé dans la forêt des Ardennes.
La pluie, présente depuis plusieurs jours avec des températures ne dépassant pas 8/9°, a fait place à un soleil timide pour cette journée d’essais qualificatifs. « Hier, durant les deux séances d’essais libres, nous avons travaillé afin de définir le meilleur set up pour la course qui est annoncée avec une météo capricieuse alternant pluie et sec » commente Raymond Narac. « D’un secteur à l’autre du circuit, la voiture change de comportement, c’est une des particularités du circuit de Spa-Francorchamps. Nous sacrifions à la performance pure, pour avoir une voiture la plus homogène possible quelle que soit l’évolution de la piste, car la course sera longue et difficile avec des conditions météo changeantes. » Pour la troisième séance d’essais libre ce matin, la Porsche 997 GT3 RSR #76, a retrouvé un niveau de performance encourageant avec le troisième temps de la catégorie LMGT2. « La voiture est mieux équilibrée sur piste sèche, nous avons pu respecter notre plan de travail et améliorer nos réglages. Nous pouvons encore progresser » explique Patrick Pilet. A l’issue de la séance qualificative, Patrick Pilet était un peu déçu d’avoir décroché le 8ème temps, et d’avoir été ralenti par un concurrent dans son tour le plus rapide : « Nous devons analyser les datas et comprendre pourquoi avec les mêmes réglages que ce matin et une température de piste d’un degré supérieur seulement, nous n’avons pas retrouvé notre niveau de performance ni l’équilibre de la voiture. Nous devrions nous situer au 3ème rang si je n’avais pas été gêné dans mon tour rapide par un pilote Ferrari coutumier du fait. » | ||
|
| ||
03Mai10
Français
|
GT Open - Nurburgring - Course |
|
Raymond NARAC et Patrick PILET reprennent le chemin de la victoire en AllemagneL’équipe IMSA Performance Matmut tenait à frapper fort pour son unique déplacement en Allemagne cette saison : objectif atteint. Sur les terres de Porsche, l’équipe française a renoué avec la victoire et fréquenté le podium au terme des deux courses. Une performance appréciable et totalement rassurante après le premier week-end de Valencia où la deuxième place obtenue dans la course d’endurance n’avait pas forcément suffi à lever quelques incertitudes.
Bien que différent sur le plan des résultats obtenus, ce meeting du Nürburgring a pourtant démarré avec un point commun à celui de Valencia : le temps. Comme en Espagne, les concurrents du Championnat GT Open International ont dû composer avec une météo instable, alternant entre ondées et ensoleillées, même si la plupart du temps, c’est une piste sèche qu’ont fréquenté les pilotes au cours de ces trois jours. Après avoir réalisé d’excellents chronos et tenu le haut du pavé lors des essais libres, Raymond Narac connaissait quelques soucis lors de la séance qualificative, notamment au niveau des freins. Le Normand, crédité du 5ème temps et premier des pilote Porsche, affichait une certaine inquiétude pour la course si le comportement de la voiture en restait là. « C’est pourquoi nous avons décidé de revenir à un choix technique plus conservateur, que nous maîtrisions beaucoup plus » témoigne le pilote et propriétaire de l’équipe. Le choix de la raison puisque dès la course du samedi après-midi, ni lui ni Patrick n’eurent à se plaindre de leur voiture dans ce compartiment technique. Lors de cette première course disputée sur le sec, Raymond Narac accomplissait un relais impeccable et sans histoire avant de passer le témoin à son équipier qui, lui, aura maille à partir avec un autre concurrent. « Je remontais progressivement au classement lorsqu’en voulant doubler Gianmaria à la chicane, j’ai bloqué les roues arrière. Comme lui, je suis parti tout droit et je l’ai doublé dans la manœuvre. Cinq tours plus tard, on m’a demandé de le laisser repasser suite à une décision de la direction de course. J’ai donc perdu un peu de temps pour le laisser repasser avant de le redoubler dans le même tour. Il ne fallait pas traîner car il ne restait que cinq ou six tours et le pilote situé devant moi avec plusieurs secondes d’avance pour le rattraper et le doubler », explique Patrick Pilet. Un laps de temps assez court mais qui s’avérait suffisant puisque le pilote officiel Porsche s’emparait de la première place assez rapidement. « C’est très satisfaisant car d’une part cette victoire nous permet de combler une partie du retard pris au championnat (d’autant que nos adversaires ont payé par une crevaison un excès d’agressivité) et surtout, elle nous permet de nous rassurer quand aux orientations techniques que nous avons adoptées. L’équipe a fait les bons choix, la voiture était à la fois efficace et plaisante à pilote tout au long de cette course. » Un résultat qui boostait complètement le moral des troupes après deux premiers meetings frustrants au Castellet puis à Valencia et qui permettait d’aborder la deuxième course du week-end avec un certain optimisme même s’il fallait composer avec un pénalité de temps désormais portée à 25 secondes. Un handicap loin d’être négligeable, surtout face à des Ferrari toujours en très grande forme… « Le dimanche, quand on a pris la piste pour les tours de chauffe, l’asphalte était détrempé mais il a séché extrêmement rapidement jusqu’au départ » raconte Patrick Pilet. « Nous avons donc vu les choses différemment qu’à Valencia et avons décidé de ne pas remettre en cause les réglages déterminés avant la course. Ce qui était définitivement le bon choix ! » Parti en 4ème position, Patrick réussissait très vite à remonter en 2ème position malgré les nombreux pièges proposés par la piste encore grasse par endroits. « C’était assez glissant mais j’ai réussi à remonter sur Lietz à partir du 5ème tour. J’ai pu le doubler à l’extérieur dans un virage assez délicat mais c’est passé. Dès que j’ai été en tête, j’ai cherché à creuser l’écart avant de redonner le volant à Raymond, qui après avoir observé la pénalité de 25 secondes, est reparti en 4ème position. » Après avoir doublé le 4ème, Raymond remontait très vite sur Roda, lequel se montrait plutôt indélicat lorsqu’il tenta de le doubler, n’hésitant pas à aller au contact pour conserver sa position jusque dans le tout dernier virage. « Cela aurait pu mal tourner » note Raymond « j’ai eu la sagesse de ne pas insister mais je n’oublierai pas de sitôt le comportement de mon adversaire italien et je sais dorénavant à quoi m’en tenir avec lui. Terminer 3ème n’est pas une punition, loin de là, mais dans ce championnat, la 3ème place ne vous rapporte pas beaucoup plus de points que la 4ème mais elle vous rapporte aussi cinq secondes de handicap temps pour la course d’après. Patrick et moi aurions clairement été plus satisfaits par une deuxième place, mais ne boudons pas notre satisfaction, nous réussissons notre troisième podium en quatre courses, le bilan est tout de même globalement positif d’autant que cela nous permet de remonter petit à petit au classement ! » Pour toute l’équipe IMSA Performance Matmut, le résultat d’ensemble est donc tout à fait satisfaisant. « C’est un bon résultat dans l’ensemble » déclare pour sa part Franck Rava. « Et même si la médaille de cette troisième place à un petit revers avec ces cinq secondes de handicap supplémentaires que nous aurons à Imola, elle nous rapporte aussi des points. C’est une source de satisfaction évidente. Le week-end avait bien commencé en essais libres avant que cela ne se complique en qualif. L’équipe s’est remise en question pour savoir pourquoi nous n’étions pas au niveau où les autres équipes se situaient et cette très bonne attitude collective a été gagnante car nous avons trouvé les bonnes solutions pour nous mettre justement au niveau des autres, voire devant. C’est aussi cela que je retiens de ce week-end en Allemagne. Je suis très fier du travail accompli par l’équipe et celui de Patrick et de Raymond. Nous partons à Spa le cœur léger. » Spa, c’est justement la prochaine étape (Le Mans Series) de l’équipe IMSA Performance Matmut, dès ce week-end. | ||
|
| ||